Vivre sans dette inutile

Une dette signifie une dépendance vis-à-vis de votre prêteur. Cependant toutes les dettes ne sont pas mauvaises. En effet, tout comme, il existe un bon et un mauvais cholestérol, il existe aussi de bonnes et de mauvaises dettes.

Vivre sans dette inutile
Vivre sans dette inutile

Une bonne dette

Une dette peut être bénéfique si elle vous permet de développer votre activité ou de constituer un patrimoine qui rapporte. En particulier, c’est le cas lorsque vous décidez de vous mettre à votre compte, de monter votre cabinet, de créer votre entreprise, de financer vos études ou d’investir.

Cette dette est bonne à double titre. D’une part, elle vous aide à atteindre votre objectif en le finançant. Ce qui est le principal objectif.

Il y a un autre intérêt. Elle vous pousse à atteindre votre objectif. Quand vous avez sur le dos un crédit de ce type, vous vous donnez les moyens d’atteindre votre objectif. Vous avez la pression du remboursement du crédit. C’est un avantage secondaire non négligeable.

En effet, les (rares) personnes qui se voient financer gratuitement leurs projets par la famille ne sont pas ceux qui réussissent le mieux. Le terme gratuitement signifie qu’il s’agit de dons d’argent sans demande formelle de remboursement.

Quand on vous donne de l’argent, vous ne vous rendez pas toujours compte de sa valeur. C’est dommage car cela représente parfois beaucoup de gâchis.

Il y a un cas particulier c’est le financement des études. Beaucoup de jeunes financent leurs études avec un prêt parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement. Toutefois, cela signifie souvent une double peine pour eux au moment du remboursement. Lors de leur entrée dans la vie active, ils vont très souvent se retrouver avec un crédit à rembourser et un loyer à payer. Cette situation est dramatique pour certains.

En dehors de cette situation, la pression que représente la nécessité de rembourser un crédit nous incite à trouver des solutions. Bien évidemment, ce n’est pas suffisant pour réussir mais cela y participe.

Malheureusement, la bonne dette est relativement rare. En effet, il est plus facile de trouver de la mauvaise dette que de la bonne.

La mauvaise dette

Vous pouvez créer facilement ce type de dette. Il suffit d’acheter à crédit une voiture neuve de loisirs. Vous pouvez aussi en créer grâce à un bout de plastique comme une carte de crédit. Le mieux reste le crédit revolving qui permet de générer de la mauvaise dette en quasi permanence.

Bien sûr, il existe d’autres scénarios comme par exemple emprunter de l’argent pour s’offrir des vacances de rêve.

Certes, il faut bien vivre et se faire plaisir de temps en temps. Mais l’un n’empêche pas l’autres. Tout est une question d’équilibre.

Plus vous aurez ce type de dettes et moins vous serez libre financièrement. Il y a déjà suffisamment de contraintes dans la vie, pour éviter de s’en rajouter artificiellement.

Une cause d’endettement est liée à l’achat d’un bien dispendieux, coûteux en entretien et qui ne rapporte généralement rien : une voiture neuve. Achetez plutôt une voiture d’occasion récente de moins de 3 ans. La décote initiale a déjà été appliquée et normalement les défauts éventuels ont été corrigés.

Emprunts non indispensables

Soyez conscients que les banques et les établissements financiers investissent tous les ans des millions dans la publicité afin de nous inciter à emprunter chez elles.

Ce n’est pas ce petit blog qui va faire basculer la situation. Quoique … 😉

Lisez aussi Toujours plus n’est pas toujours mieux.

 

Ces établissements bancaires embauchent des personnes talentueuses, et bien payées, pour trouver des formules qui nous incitent à prendre un crédit. Ce crédit sert à acheter le dernier smartphone, ou un beau tapis, ou pour changer de cuisine, etc.

Il y a bien des années, un groupe bancaire diffusait à ses commerciaux une vidéo pour leur apprendre à vendre des produits financiers. Dans cette vidéo, on voyait une veuve récente qui venait solliciter un crédit afin de faire face aux charges liées au décès de son époux.

Le banquier demandait à la veuve la somme dont elle avait besoin et ce qu’elle pouvait rembourser mensuellement, par exemple 500 € / mois. Dans ce cas, le banquier proposait un crédit à rembourser de 400 € / mois (en allongeant la durée du crédit), et d’investir dans un de leurs produits financiers pour 100 € / mois.

Notre pire ennemi

Dans ce genre de situation, notre pire ennemi reste nous-même.

Nous devons lutter contre la tentation de faire des achats qui ne sont que des dépenses et non des investissements.

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