Cahier des Travaux Pratiques

Retour d’expériences sur la rédaction d’exercices pour les formations

TL;DR

Il y a un énorme avantage pour les futurs apprenants quand les exercices des travaux pratiques ont déjà été faits par les stagiaires des sessions précédentes.

L’histoire longue

Lorsqu’un stagiaire met 10 minutes pour faire un exercice, celui-ci a pu nécessiter jusqu’à 2 jours de travail. Soit 14 heures.

Heureusement, ce n’est pas vrai systématiquement. Toutefois, il n’est pas rare qu’un exercice nécessite au moins une demi-journée de travail de préparation.

En effet, les exercices donnés dans nos formations sont entièrement rédigés.

L’objectif étant d’avoir une procédure écrite pour les stagiaires, même après la formation.

Copie d'écran d'un exercice pour Power BI Desktop
Copie d’écran d’un exercice pour Power BI Desktop

Monter, démonter, remonter, redémonter, …

C’est toujours pareil. Quand on voit le résultat final, cela paraît simple.

Le temps passé à monter, tester et valider l’environnement nécessaire à un seul exercice n’apparaît pas.

Les choix, les renoncements, les erreurs, les oublis, etc. n’apparaissent pas non plus.

Sans compter que parfois, il faut reprendre entièrement une série d’exercices à cause d’un nouvel exercice. C’est le pire des scénarios.

Loin de nous l’idée de nous plaindre. Nous aimons ce métier depuis 20 ans. C’est simplement un constat.

Correction intégrale

Lorsque l’exercice est rédigé, nous nous mettons en situation et nous le faisons entièrement de A à Z.

L’objectif est de s’assurer qu’il n’y a pas d’oublis ou d’erreurs.

L’objectif est aussi de se “mettre dans la peau” d’un stagiaire et d’imaginer les questions qu’il ou elle pourra se poser durant l’exercice : pourquoi faut-il faire cela ? comment le faire ? pourquoi ce résultat ? etc.

Nous avons été très flattés lorsqu’une stagiaire faisait remarquer que l’auteur des exercices semblait lui parler directement.

Nous l’avons été moins quand une stagiaire nous a fait remarquer qu’il y avait ‘trop de texte’. Joseph II aurait dit: “Trop de notes” 🙂

Durant cette phase de vérification, des erreurs apparaissent forcément. Elles sont corrigées et, du coup, l’exercice est à nouveau refait comme un stagiaire. Ce processus d’allers-retours peut se reproduire 3 à 4 fois.

Copie d'écran d'un exercice pour Power Apps
Copie d’écran d’un exercice pour Power Apps

Correction de la correction

Vous n’allez probablement pas me croire mais lorsque tous les exercices d’une formation sont entièrement rédigés, corrigés, etc., nous repartons de zéro et nous faisons à nouveau tous les exercices, sans exception et, surtout, en suivant scrupuleusement les consignes.

Suivre les consignes est la partie la plus pénible car nous savons évidemment ce qu’il faut faire sans les lire.

Nous croisons aussi les doigts en espérant que nous n’avons rien oublié précédemment…

D’un autre côté, c’est aussi stimulant de le faire car nous approchons de la fin 🙂

A l’issue de cette étape tout est bon ! Enfin.

Autocorrections

Les sessions de formation peuvent démarrer.

Dès la première ou seconde session de formation, il y a un stagiaire qui bute sur une manipulation, ou qui ne va pas comprendre une consigne.

C’est évidemment normal. Nous avons tous des expériences, des habitudes ou des réflexes différentes. Cela n’a rien de choquant.

En effet, quel que soit les efforts déployés pour éviter les incompréhensions, il faut accepter ces différences de perception et s’enrichir de celles-ci.

Intégration des différences de perception

Aussi, nous intégrons au fur et à mesure des sessions de formations, ces remarques, voire corrections, dans les prochaines versions des travaux pratiques.

C’est parfois une remarque qui semble être un ‘détail’.

Cependant, si ce ‘détail’ a bloqué un stagiaire, qui a eu le courage d’intervenir et de le signaler, il bloquera certainement d’autres futurs stagiaires.

Il est donc important d’intégrer cette remarque, qui n’est plus un ‘détail’, mais qui au contraire, devient un élément essentiel pour la bonne compréhension de la formation au bénéfice du plus grand nombre.

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