Faut-il se retenir ?

Petit enfant, nos parents nous apprennent qu’il ne faut pas se retenir 😉

Toutefois, la question se pose : Peut-on critiquer sans retenue ?

Autrement dit, doit-on faire preuve de recul dans nos jugements ?

Doit-on se laisser aller et exprimer le moindre de ses mécontentements ?

En tant qu’habitué.e du web et des réseaux sociaux, vous avez constaté que la critique est, en général, émise plus rapidement que la louange.

Il est évident que pour certains c’est une manière gratuite de se sentir « supérieur.e » en rabaissant le travail ou la valeur des autres.

D’autres peuvent penser sincèrement que cela « aidera » l’auteur ou le créateur.

Rien de personnel

Ne croyez pas que cet article fasse suite à une critique reçue personnellement.

C’est une courte réflexion basée sur la lecture d’une réaction d’un artiste du monde du spectacle.

Sa dernière création était très critiquée. Il comprenait que de nombreuses personnes ne puissent pas apprécier ou aimer son travail.

Pour autant, il trouvait certaines critiques, extrêmement violentes et acerbes, totalement irrespectueuses.

Son argument était de ne pas oublier qu’il y avait un véritable travail, fait de temps, d’énergies, de sueurs, de sacrifices.

Et, pour lui, ce travail méritait un minimum de respect.

Le respect concerne aussi les personnes qui ont des idées différentes des nôtres.

Gastronomie et cannibalisme

Pour illustrer le propos, prenez le dernier argument à la mode.

En ce moment, il est fréquent d’entendre la réplique sans appel : « On ne parle pas gastronomie avec un anthropophage ».

Pour nous, cette expression remplace le nouveau point Godwin.

C’est aussi oublier que, probablement, nous sommes tous le cannibale d’un autre.

Au passage, notez que l’idée selon laquelle un être humain ne se réduit pas à ses actes s’éloigne encore un petit peu plus, avec ce genre d’expressions.

La radicalité de ce genre de propos rend plus complexe la compréhension mutuelle.

Car, chercher à comprendre « ce qui se passe« , ne consiste pas à excuser ou à justifier.

Au contraire, c’est chercher les racines du problème et s’évertuer à les résoudre.

Beaucoup de nos concitoyens se disent profondément cartésiens.

Prouvons-le.

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