Formation

Faut-il poser des questions durant une formation ?

La réponse peut sembler évidente pourtant ce n’est pas toujours votre intérêt de poser des questions durant une formation.

En effet, dans un cas précis, vous risquez d’être perdant.

Typologie des questions

Notre expérience de l’animation de formations nous apprend qu’il y a réellement très peu de questions liées à l’incompréhension, et quasiment pas de demandes d’explications sur une notion qui vient d’être expliquée.

Généralement, le stagiaire qui pose une question est habité par un problème précis à résoudre :

  • « J’ai le problème X ou Y, comment le résoudre ? »

C’est parfois aussi une question un peu théorique, sans qu’il existe systématiquement un besoin spécifique :

  • « Est-ce qu’il est possible de faire ceci ou cela ? »

Dans la publication https://questcequecest.com/est-ce-quun-formateur-sait-tout-non-et-cest-tant-mieux/ , vous avez vu que le formateur n’était pas obligé de tout savoir et d’avoir réponse à tout pour être un bon formateur.

Toutefois, la plupart du temps, une réponse satisfaisante est donnée.

En effet, les questions sont souvent les mêmes et très vite le formateur arrive à donner une réponse courte qui évite de casser le ‘fil directeur’ de la formation.

Donc ça se passe bien.

De plus, les stagiaires se doutent que ce n’est pas leur intérêt d’abreuver le formateur / formatrice de questions trop spécialisées pour des raisons évidentes. En conséquence, ils limitent leurs interventions au strict nécessaire.

Cependant, il arrive que certains n’en soient pas vraiment conscients et enchaînent fréquemment des questions.

Notamment, c’est le cas des novices dans un domaine qu’ils découvrent.

Cette situation, si elle est mal maitrisée, peut faire naître ce que redoute les formateurs : une disgression.

Disgression

Or, l’ennemi de la formation, c’est la disgression.

Déjà, par définition, c’est hors sujet.

Par ailleurs, cela casse le rythme de la formation.

De plus, cela peut être mal vécu par les stagiaires. Certains, y compris parfois ceux qui sont à l’origine de la disgression (!), vont se plaindre que le formateur a passé trop de temps à répondre.

Surtout, ils craignent que le formateur n’ait pas pu dire ou donner, tout ce qu’il aurait du.

Et, ils ont raison.

Car, c’est ce qui s’est passé, il y a bien des années.

Anecdote

En effet, certains stagiaires d’une même société, m’avaient révélé que dans la session précédente du cursus de formation, qu’ils avaient suivi avec une autre formatrice, ils avaient eu de très nombreuses questions car ils voulaient TOUT savoir…

Cela ne m’avait pas surpris car les canaliser m’avait demandé beaucoup d’énergie et d’inventivité.

Toutefois, il est vite apparu que le programme précédent n’avait pas pu être donné dans son entièreté : des pans entiers, et certains étaient essentiels, avaient été abordés succinctement, voire pas du tout.

Sorry Not Sorry

C’est vraiment dommage mais je comprends les choix de la formatrice.

En effet, j’imagine qu’il lui était difficile de faire autrement.

Une attitude plus rigoureuse se serait probablement traduite par un ressentiment des stagiaires concernés à son égard, et peut être une mauvaise ambiance (?).

Dans ces conditions, elle a été obligée d’arbitrer et de passer outre des exercices, ainsi que des chapitres du programme, faute de temps tout simplement.

En conséquence, les stagiaires étaient passés à côté des notions les plus importantes.

Sur le long terme, il n’est pas sûr que ce qu’ils avaient reçu compensait ce qu’ils n’avaient pas pu apprendre.

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