Diplôme qui atteste des connaissances acquises

Est-ce qu’un formateur sait tout ? Non, et c’est tant mieux !

On ne sait jamais ce qu’on ignore

D’abord, il est difficilement imaginable qu’une personne puisse TOUT savoir sur un sujet.

Rien que le mot « tout » pose question.

En effet, jusqu’à quel niveau de détail faudrait-il aller pour que la connaissance soit totale ? Cela paraît peu réaliste.

De plus, cela est évidemment présomptueux de prétendre tout savoir dans la mesure où on ne sait jamais ce qu’on ignore.

Par ailleurs, « tout savoir » signifierait que notre domaine de connaissances est limité et fini.

Or, la réalité nous enseigne qu’il n’y a pas de domaine où la connaissance est épuisée.

Equipe de jeunes gens (photo d'illustration)
Equipe de jeunes gens (photo d’illustration)

Une vision globale

Il faut comprendre que très souvent, les formateurs connaissent parfaitement bien certains aspects de leur domaine de connaissances. Ils sont de véritables experts de ces aspects. Toutefois, le nombre de sujets qu’ils connaissent est forcément limité (cf. supra).

Parmi eux, certains ont même une vision globale de leur sujet.

Cela signifie qu’ils connaissent parfaitement bien quelques aspects de leur domaine de compétences mais en plus, ils ont une compréhension générale de la plupart des problématiques, voire de la quasi-totalité.

Pour autant, le formateur / la formatrice n’a pas forcément réponse à tout.

En effet, il est difficile d’imaginer que le formateur / la formatrice ait pu se « frotter » à tous les sujets, surtout dans les domaines où l’évolution est hyperrapide comme les technologies du cloud.

Il ne sait pas tout

Aussi, ne pas savoir est normal, y compris pour un formateur ou un professeur. Ce n’est pas une preuve d’incompétence.

Au contraire, tout savoir et avoir réponse à tout est même suspect.

Dans la même veine, une formation dont l’objectif est de « maîtriser » un sujet après 2 ou 5 jours de formation me laisse dubitatif.

Finalement, si le formateur ne sait pas tout et qu’il a le droit de dire qu’il ne sait pas, quel est son intérêt ?

Transmettre un savoir maîtrisé

Le formateur/formatrice doit transmettre un savoir précis et utile que les stagiaires peuvent s’approprier.

La priorité est qu’à l’issue de la formation, les stagiaires soient opérationnels. En revanche, nulle part il n’est indiqué qu’ils sauront tout.

Pour atteindre cet objectif, dans le tandem formateur-stagiaire chacun doit faire sa part.

D’une part, le stagiaire doit Être acteur de sa formation.

De son côté, le formateur/formatrice doit maîtriser ses connaissances, c’est-à-dire en avoir une connaissance approfondie et sûre.

En effet, il ne suffit pas d’avoir lu un article, ni même monté un « labo », pour « rentrer » dans la matière.

Il faut pratiquer. C’est rigoureusement vrai pour les domaines techniques.

La différence est souvent flagrante entre un formateur « pur » et un formateur qui est aussi un praticien opérationnel sur le terrain.

Car le second est capable d’incarner ce qu’il explique en partageant son expérience, basée sur des cas d’usages réels. D’ailleurs, les stagiaires ne s’y trompent pas.

Comment savoir ?

Si vous souhaitez savoir ce que sait un formateur/formatrice, vous pouvez déjà prendre connaissance du plan de cours de la formation qu’il anime.

Bien sûr, un formateur peut donner plusieurs cours et en savoir plus que le contenu du cours que vous souhaitez suivre.

Toutefois, cela donne une idée des sujets minimaux que maîtrise un formateur sérieux.

En effet, un formateur sérieux ne va pas s’engager sur une formation dont il ne maîtrise pas au moins 95% de la matière.

Une autre approche, encore plus efficace, est d’interroger directement le formateur / formatrice en demandant un rendez-vous téléphonique ou Teams.

En lisant cela, certains formateurs vont pousser des cris d’orfraies : ils ne peuvent pas gérer tous les appels !

Pourtant la réalité est que bien trop peu de stagiaires osent cette démarche. Nous gérons plutôt la pénurie que l’abondance dans ce domaine. C’est hautement regrettable.

Ensuite, un emploi du temps, ça se gère. Un entretien de 20 à 30 minutes est préférable à une évaluation négative en fin de formation car le stagiaire s’attendait à un autre contenu. C’est un jeu de perdants.

De belles expériences

Au contraire, quel plaisir d’échanger avec un futur stagiaire.

En effet, c’est pouvoir lui expliquer ce qu’il va apprendre, vérifier ses prérequis et lui expliquer qui nous sommes.

Pour lui, cela permet de mieux cerner les objectifs de la formation, ainsi que les prérequis.

Il peut aussi vérifier la solidité des connaissances du formateur / formatrice en l’interrogeant habilement sur ses expériences de praticien.

Bien évidemment, il arrive aussi de déconseiller à un stagiaire de suivre la formation et de l’orienter vers une autre, plus adaptée. Parfois, le stagiaire a besoin d’une formation initiale moins « pointue ». Parfois, c’est le contraire car le stagiaire a besoin d’une formation plus avancée.

Tout le monde gagne dans cette démarche.

Réussir
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