Investissement et spéculation : quelles différences ?

L’investissement est un acte qui peut avoir un intérêt commun. Ce n’est jamais le cas pour la spéculation. Toutefois, la frontière entre investissement et spéculation est floue selon les circonstances.

Par exemple, est-ce que parmi les ONG les plus riches, celles qui investissent dans l’immobilier font de la spéculation ?

Investissement
Investissement

Investissement = Intérêt commun (ou presque…)

L’objectif principal d’un investissement est que l’argent qui a servi à l’investissement permette de moderniser les outils qui servent à produire. Souvent, l’idée est de produire mieux ou moins cher.

Par exemple grâce à l’investissement, une entreprise va pouvoir produire en respectant mieux l’environnement. Elle pourra aussi être plus compétitive vis à vis de la concurrence nationale ou étrangère.

Pour ces raisons, l’investissement est indispensable à la vie d’une entreprise. car c’est son carburant. Une entreprise sans investissement, c’est une voiture en roue libre. La course s’arrêtera en bas de la côte et probablement dans le fossé.

Investir dans une entreprise, c’est avoir à cœur ces préoccupations. Toutefois, tous les investissements présentent un risque, plus ou moins élevé, d’une perte partielle ou totale de l’argent investi.

En effet, la réussite d’une entreprise relève d’une recette qui n’a pas encore été trouvée. Sans chercher à amoindrir le mérite des entreprises qui réussissent, il n’est pas évident de faire la part des circonstances qui ont concourues à leur succès. À ce propos, l’excellent livre de Malcolm Gladwell met en évidence que la chance se cache souvent là où on ne l’imagine pas. Après coup, il devient plus facile d’expliquer les fameuses clés du succès…

Aussi, vous devez faire attention. En particulier, n’investissez pas n’importe comment. En effet, dans votre propre intérêt, vous devez prendre le temps de vous renseigner et de comprendre comment fonctionne le secteur ou l’entreprise que vous souhaitez favoriser.

Aussi, n’investissez pas sur un coup de tête ou “au flair” : il y a des tas de personnes qui ont perdu beaucoup d’argent en suivant leur instinct.

Ce billet n’est pas pour les spéculateurs

En effet, investir ce n’est pas jouer à la loterie. Voici un scénario classique.

Vous disposez d’un petit pécule. Vous voulez le placer afin qu’il ne perde pas de valeur et même qu’il rapporte.

Après analyse, vous placez votre argent en Bourse sur les actions d’une société solide. Cette société est effectivement solide.

Mais la société traverse une tourmente, ou bien elle est victime d’une spéculation. Petit à petit vous voyez votre pécule fondre : vous paniquez et vous vendez vos actions.

Au moins 98% de l’investissement réalisé par des particuliers en Bourse se soldent par une perte de capital. Le pire c’est que les experts ne sont pas toujours meilleurs. À ce propos, vous pouvez lire l’excellent livre de Burton G. Malkiel. Il explique clairement les mécanismes de la Bourse et des entreprises. Il vous explique aussi comment vous pouvez faire bien mieux que les experts.

La solution consiste à étudier, étudier et encore étudier le marché sur lequel vous souhaitez investir. Par ailleurs, investissez de l’argent dont vous n’aurez pas besoin pour les 5 ou 10 ans à venir.

En effet, il est toujours facile d’investir. En revanche, il est souvent difficile de sortir rapidement d’un mauvais investissement, sans perdre trop de plumes.

Aussi, prenez le temps d’étudier et de vous renseigner sérieusement sur une société ou un marché avant d’investir.

Spéculation = Intérêt particulier

Certains spéculateurs se présentent comme des investisseurs. En effet, la spéculation est associée, à juste titre, sur un gain gagné sur le dos des autres. Ils préfèrent donc ne pas s’afficher publiquement comme des spéculateurs.

Au début, ces spéculateurs expliquent qu’ils sont là dans l’intérêt de l’entreprise. Cependant, les masques tombent assez vite. Pour vous en convaincre, interrogez ces personnes sur le détail de leur investissement. Sans surprise, ils refuseront de vous répondre et, même, vous n’aurez plus de nouvelles d’eux : résultat garanti !

Être un spéculateur consiste souvent à chercher à acheter au plus bas puis à vendre au plus haut. La valeur intrinsèque de l’entreprise ne l’intéresse généralement pas. Ce qui les intéresse c’est le gain potentiel.

Toutefois, méfions-nous de donner des leçons de morales ! C’est trop facile et ce n’est pas honnête.

En effet, beaucoup d’entre nous procédons ainsi quand nous faisons faire des travaux ou quand nous achetons une voiture ou un logement. Nous cherchons à acheter au plus bas. Puis, quand nous serons vendeurs, nous chercherons généralement à vendre au plus offrant.

Si vous vous reconnaissez dans ce constat, alors les suggestions ci-dessous sont pour vous 🙂

Acheter ou vendre

Quand vous ne voulez pas faire de concession sur le prix de vente, vendez ce que vous ne voulez pas vendre. Ainsi, vous ne vous sentirez pas obligé de brader votre bien.

De même, ne soyez jamais pressé de vendre. Si vous êtes pressé de vous débarrasser de votre bien, vous êtes sûr de perdre de l’argent sur votre investissement.

Si vous vendez, ou même si vous achetez, maîtrisez vos émotions et réfléchissez avec votre cerveau, et non pas avec vos émotions.

Quand vous achetez, prenez le temps de la réflexion et de la comparaison. Beaucoup de personnes perdent de l’argent parce qu’elles n’ont pas eu le réflexe de comparer les prix. En effet, il vaut mieux passer à côté d’une bonne affaire que d’accepter une mauvaise.

Prenez le temps de vous renseigner avant d’acheter. Il est préférable de demander l’avis à des experts sur Internet ou ailleurs.

Se presser de perdre

Le corollaire de tout ce qui précède est qu’il est possible de faire de bonnes affaires. Notamment, si le vendeur est pressé. C’est malheureux. C’est peut-être moche mais il serait hypocrite de ne pas reconnaître que nous le faisons quand ça nous arrange.

Aussi, si vous êtes acheteur et une fois que vous connaissez le prix du marché, faites une proposition basse. Certains vendeurs acceptent car ils sont pressés de vendre. Une offre à -15%, -30% et même -70% peut faire aussi l’affaire.

Ne culpabilisez pas. D’autres se chargeront de le faire. Probablement de purs esprits qui parcourent le monde pieds-nus, sous leur manteau de bure. Ou bien des pères la morale, toujours prêts à fustiger les faiblesses des autres.

(Ça, c’est fait).

Par ailleurs, dites-vous que même à ces conditions, certains vendeurs seront satisfaits. La nature humaine est ainsi faite.

En effet, la valeur d’un bien est relatif.

D’autre part, quand l’objectif du vendeur est de se débarrasser de son bien coûte que coûte, il obtient souvent ce qu’il cherche.

Vendre efficacement avec une annonce

Cet article peut sembler un peu saugrenu. Après tout, vous pouvez passer toute votre vie sans rien vendre ou acheter.

Sauf bien sûr, quand vous faites vos courses. Ou quand vous mettez une annonce sur Le Bon Coin pour vendre un meuble. Pareil si vous vendez puis achetez une voiture. Idem quand vous vendez puis achetez un logement.

Bref. Vous serez amené parfois à vendre et à acheter.

Il serait présomptueux de chercher à résumer en une simple page l’art de la vente. En effet, c’est l’objet de livres entiers. De plus de prestigieux universitaires s’échinent à expliquer l’art de la vente à de brillants étudiants durant des années.

Et ce n’est absolument pas ironique. C’est sincère.

Ici, il s’agit plutôt de donner quelques rudiments de base aux deux ou trois lecteurs qui en sauraient un peu moins que l’humble auteur de ces lignes sur comment vendre ou acheter.

Bon là, ce n’était pas complètement sincère.

Bien vendre, c’est bien connaître

La vente est une alchimie dont la véritable recette est inconnue. Toutefois, vous trouverez quelques pistes. La première d’entre elles, c’est que pour bien vendre un bien, il faut bien le connaître.

Pour fixer les idées, nous allons partir d’un exemple concret : la vente d’une lithographie.

Vendre une lithographie avec une signature à déchiffrer
Marché asiatique du XIXe. La signature est à déchiffrer.

Pour bien vendre un objet, vous devez avoir une excellente connaissance du bien.  Dans l’exemple ci-dessus, la signature reste à déchiffrer.

Pour vous aider, prenez plusieurs photos de l’objet. Vous pouvez poster ces photos sur des forums spécialisés. Vous pouvez aussi faire une recherche par Google Images.

Le résultat donne cela :

László Dombrovszky
László Dombrovszky

La consultation d’un des articles indique qu’il s’agit d’une lithographie d’un artiste peintre hongrois du nom de Dombrovszky László. Une recherche sur László Dombrovszky donne des informations détaillées sur cet artiste.

C’est un excellent départ.

Avant de fixer le prix de vente

Évidemment, il faut fixer le prix. Comme il s’agit d’un artiste peintre, la fixation d’un prix est délicate. Vous pouvez vous adresser à des commissaires-priseurs spécialisés dans l’art ou à des marchands d’art. Pensez aussi à multiplier les sources d’informations.

Bien évidemment, lancez aussi des recherches sur Google ou un autre moteur de recherches. Toutefois, faites attention sur les prix des objets de collection.

Vous verrez le prix demandé par le vendeur. Il ne s’agit pas forcément du prix auquel l’objet est vendu. Heureusement, sur eBay, il est généralement possible de connaître le prix de vente réel. Pour ce faire, sélectionnez les ventes terminées.

Enfin, le domaine de l’art et des objets de collection est fluctuant. Cette lithographie peut valoir 40 € aujourd’hui. Mais qui sait combien elle vaudra dans 5 ou 10 ans ?

Pour un objet classique comme un four micro-ondes, un lave-linge ou un téléviseur,  lancez une recherche avec Google sur le nom ou la marque ou le modèle de votre objet. L’idéal est de faire une recherche avec la référence précise du constructeur. Vous obtiendrez le prix actuel de votre objet.

Un prix

Le prix d’un livre n’est pas calculé en fonction de son poids ou du nombre de litres d’encre qu’il a fallu pour l’imprimer. Un prix est fixé en fonction de ce que les acheteurs sont généralement prêts à payer à un moment donné.

Le prix d’un objet ne représente donc pas une valeur absolue ou universelle. C’est une valeur commerciale.

C’est une somme d’argent contre laquelle s’échange un bien ou un service.

D’autant plus que le prix d’un objet varie dans le temps, à moins que son prix soit réglementé. Le prix d’un objet varie aussi selon la stratégie de vente du vendeur. Autrement dit, un même objet peut avoir plusieurs prix. Les différences sont parfois monstrueuses. Vous pouvez payer 4 fois le prix moyen par exemple.

Cela étant, pour évaluer le prix d’un objet ordinaire, comme un appareil électroménager ou un livre, vous devez tenir compte de son état. La cotation des objets de collection est détaillée plus bas.

Bien sûr, il n’y a pas de formule magique : tout est possible. Vous trouverez des objets qui sont proposés à 2, 3 ou 4 fois leur valeur neuf, y compris dans l’alimentaire…

Déterminer le prix de vente

Malgré tout, voici quelques conseils qui ont été expérimentés avec succès. Une remarque importante : l’acheteur va comparer les prix sur Internet. Autre remarque importante : la valeur de référence, c’est le prix du neuf aujourd’hui. Ce n’est pas celui que vous avez payé, lors de l’achat de votre objet.

Un objet neuf, dans son emballage intact, se vend au prix du neuf.

Un objet d’occasion dans un état irréprochable, dans son emballage et qui est encore sous garantie peut se vendre jusqu’à 85% du prix du neuf. Si votre objet ne se vend pas assez rapidement, ou si vous n’avez assez de visite, descendez à 70% du prix du neuf et marquez-le dans l’annonce.

Rappelez-vous que les prix fluctuent. Surveillez le prix de vente des autres vendeurs.

Pour évaluer le prix d’un objet de collection, vous devez tenir compte aussi de sa rareté. Surtout, vous devez tenir compte de l’état de la demande au moment de la vente. Est-ce qu’il y a beaucoup ou peu de ventes, beaucoup ou peu d’offres ? Bien évidemment, vous vendrez cher un objet rare demandé.

Bien vendre, c’est un titre qui attire l’attention

Admettons que vous vous fixez un prix de vente. À ce propos, fixez un prix unique, par exemple 200 €, et non pas entre 100 € et 200 €.

Dans le titre de l’annonce, indiquez les caractéristiques importantes de votre objet. De plus, mettez en majuscules les informations les plus significatives.

Lithographie ORIGINALE et SIGNÉE de László Dombrovszky

Si vous vendez un objet classique comme un four micro-ondes, un lave-linge ou une télévision, cherchez comment le titre est rédigé sur le site Le Bon Coin, Darty, Fnac, etc. Par exemple, vous trouverez sur Amazon :

Four Sharp R-742WW Micro-ondes Gril 25 litres – Blanc

Vous trouvez le type d’objet (four, téléviseur), la marque, le modèle, une ou deux caractéristiques importantes (Gril, volume) et sa couleur (Blanc). Vous pouvez aussi, indiquez s’il est neuf ou encore sous garantie.

Bien vendre, c’est de belles photos

Les photos sont indispensables pour vendre sur Internet. Mettez-vous à la place de l’acheteur qui tombe sur une annonce sans photo !

Il ne sait pas à quoi l’objet ressemble réellement. D’autant plus que certains vendeurs relativisent exagérément les défauts. Ce qui n’est pas leur intérêt.

Un objet cubique a 6 faces. Si vous pouvez, mettez au moins 6 photos pour ces objets. Encore une fois, mettez-vous à la place du futur acheteur.

Comment pouvez-vous espérer vendre aisément une pièce ou une médaille avec une seule photo ? Mettez au moins deux voire trois photos.

Quand votre objet vaut cher, cela vaut la peine de prendre de belles photos.

Si votre objectif est de vous débarrasser rapidement de votre objet, vous n’avez certainement pas envie de passer du temps à le photographier dans de bonnes conditions. Tant mieux, c’est une excellente nouvelle pour les acheteurs qui vont flairer la bonne affaire. En effet, les vendeurs pressés ne font jamais de bonnes affaires.

En revanche, si vous souhaitez tirer le meilleur prix de votre objet, prenez le temps de faire plusieurs belles photos de qualité, sous des angles différents. Ensuite, vous pouvez recadrer les photos avec Windows Paint, ou enlever les détails inutiles (comme le bout de vos chaussons).

Si vous ne pouvez pas publier toutes vos photos, indiquez dans le texte de l’annonce que vous pouvez communiquer d’autres photos par email.

Bien vendre avec un texte précis et honnête

Encore une fois, mettez-vous à la place de l’internaute qui n’a pas l’objet entre les mains.

Les questions basiques de l’internaute vont tourner autour des dimensions de l’objet, de son état, éventuellement de son poids ou dans quelles conditions il a été utilisé ou stocké (locaux fumeur / non-fumeur, etc. ) !

Les questions dépendent évidemment de l’objet.

Toutefois, soyez descriptif et précis. Il est de votre intérêt de ne rien passer sous silence et d’être exact. Si le livre à une déchirure sur la couverture, mentionnez qu’il a une déchirure de 2 cm en bas et au milieu de la couverture.

Mentionnez avec exactitude tous les gros défauts. En revanche, n’en rajoutez pas ! Si le livre est d’occasion, vous indiquez simplement qu’il présente des traces d’usage.

Dans ces conditions, votre acheteur aura acheté en toute connaissance de cause.

Inversement, soyez positif et levez les doutes. Par exemple, vous pouvez indiquer qu’il n’y a pas de traces de stylo sur les pages du livre, ou que les pages ne sont pas écornées (si c’est vrai…).

Si vous vendez plusieurs objets sur le même site, pensez aussi à le signaler dans le texte de l’annonce avec un lien sur ces objets. Ça marche !

Certains vont même jusqu’à mettre une sorte de code unique dans le titre de toutes leurs annonces, par exemple 3C9K7. Il ne reste plus qu’à marquer dans l’annonce que les visiteurs peuvent rechercher ce code sur le site. Ça marche aussi !

Par ailleurs, de nombreuses ventes se font le week-end, quand les internautes sont plus disponibles. Vous avez donc intérêt à déposer vos petites annonces le vendredi soir.

Si vous déposez votre annonce plus tôt, elle risque d’être délogée des premières pages sur un site comme Le Bon Coin.

Communication

Dans un premier temps, privilégiez la communication par email pour des raisons de sécurité et de commodité.

Toujours pour des raisons de sécurité, vous utiliserez un email qui ne contient pas votre nom véritable. C’est facile et simple de créer un email de circonstance. Bien évidemment, vous vous inscrirez sur le site d’annonces avec cet email.

En revanche, soyez réactif. Consultez quotidiennement votre email de circonstance. Un futur acheteur appréciera une réponse rapide.

Soyez factuel. Même si la réponse à la question se trouve déjà dans l’annonce, répondez aimablement. Ensuite, attirez poliment son attention sur le fait que la réponse se trouvait déjà dans l’annonce. Cela montre votre sérieux, mais choisissez une formulation qui ne juge pas votre interlocuteur. Vous ne connaissez pas sa journée.

En toutes circonstances, restez toujours très poli. Ne cherchez pas à vous faire plaisir ou à montrer que c’est vous le plus fort. Ça ne sert à rien et c’est un peu puéril…

Même si une question peut sembler bizarre, répondez en restant factuel. Ce qui est évident pour vous ne l’est pas forcément pour le futur acheteur.

Si l’acheteur vous propose un prix qui vous semble excessivement bas, restez calme. C’est aussi le jeu et ce n’est pas personnel. Déclinez poliment en indiquant que vous n’êtes pas intéressé.

Dans ce cas précis, vous pouvez aussi terminer votre email en lui souhaitant une excellente fin de journée. Avec cette formule de salutation, vous lui faites comprendre que son offre ne vous a pas perturbé.

Livraison

Pour vous aider à vendre, vous pouvez proposer des services qui facilitent la vie de vos acheteurs. Notamment, vous pouvez proposer une livraison à domicile.

Si la vente vous rapporte assez d’argent, vous pouvez même proposer une livraison gratuite par transporteur avec un suivi.

Si vous envoyez un colis, assurez-vous que votre objet est particulièrement bien protégé. Vous trouverez facilement des rouleaux de papier à bulles pour protéger vos objets.

Soyez prévoyant. Les colis transitent par des machines qui ne les ménagent pas. Certains colis se retrouvent compressés : utilisez un emballage solide. Par précaution, entourez le colis de ruban adhésif d’emballage, comme font les professionnels.

C’est votre intérêt que le colis arrive intact. Ainsi, vous ne perdrez pas de temps et d’argent à traiter les réclamations.

Glissez un petit mot dans le colis avec vos coordonnées personnelles. Sur ce mot, vous demandez à l’acheteur de vous contacter s’il rencontre la moindre contrariété avec votre objet. Il en tiendra compte positivement au moment de l’évaluation éventuelle de l’acte d’achat.

Se faire payer

Dans l’annonce, indiquez que le prix est ferme et non négociable. Vous éviterez de perdre du temps et de l’énergie.

Pour vendre efficacement, précisez le mode de paiement. Le paiement en espèce est préférable, quand c’est possible.

En France, le paiement en espèces entre particuliers est sans limites. Toutefois, l’acheteur a intérêt de demander un écrit qui atteste du paiement. Le paiement en espèces d’un particulier à un professionnel ou entre professionnels est autorisé jusqu’à 1 000 €.

C’est à l’acheteur de faire l’appoint. Vous pouvez donc refuser le paiement en espèces s’il ne dispose pas de suffisamment de monnaie.

Si vous utilisez PayPal, faites attention qu’il est généralement favorable à l’acheteur en cas de litige, même si vous êtes de bonne foi. Aussi, gardez toutes les preuves de bon déroulement de l’opération. Notamment, vous avez intérêt à filmer l’opération d’emballage de l’objet. Utilisez aussi systématiquement un système de suivi du colis, sauf pour les objets de faible valeur.

Soyez prudent

Tant que l’affaire n’est pas conclue, échangez uniquement par un email qui ne donne pas votre véritable identité. Ce qui signifie aussi qu’il s’agit de l’email que vous avez utilisé pour vous inscrire sur le site d’annonces.

Vous ne communiquerez votre numéro de téléphone que lorsque vous vous sentez en confiance et prêt à vendre. Si vous trouvez que l’acheteur a un comportement louche, arrêtez tout et ne donnez plus de signe de vie. Ne répondez pas aux relances.

Par ailleurs, si vous devez faire une livraison en main propre, ne la faites pas chez vous.  L’idéal est d’être proche de chez vous : parking ouvert et fréquenté, café, lieu public, etc.

Ce conseil est aussi à suivre pour une vente d’une voiture.

Vous pouvez attendre tranquillement chez vous. Lorsque l’acheteur vous appelle pour vous prévenir de son arrivée, vous y allez tranquillement.

Vivre sans dette inutile

Une dette signifie une dépendance vis-à-vis de votre prêteur. Cependant toutes les dettes ne sont pas mauvaises. En effet, tout comme, il existe un bon et un mauvais cholestérol, il existe aussi de bonnes et de mauvaises dettes.

Vivre sans dette inutile
Vivre sans dette inutile

Une bonne dette

Une dette peut être bénéfique si elle vous permet de développer votre activité ou de constituer un patrimoine qui rapporte. En particulier, c’est le cas lorsque vous décidez de vous mettre à votre compte, de monter votre cabinet, de créer votre entreprise, de financer vos études ou d’investir.

Cette dette est bonne à double titre. D’une part, elle vous aide à atteindre votre objectif en le finançant. Ce qui est le principal objectif.

Il y a un autre intérêt. Elle vous pousse à atteindre votre objectif. Quand vous avez sur le dos un crédit de ce type, vous vous donnez les moyens d’atteindre votre objectif. Vous avez la pression du remboursement du crédit. C’est un avantage secondaire non négligeable.

En effet, les (rares) personnes qui se voient financer gratuitement leurs projets par la famille ne sont pas ceux qui réussissent le mieux. Le terme gratuitement signifie qu’il s’agit de dons d’argent sans demande formelle de remboursement.

Quand on vous donne de l’argent, vous ne vous rendez pas toujours compte de sa valeur. C’est dommage car cela représente parfois beaucoup de gâchis.

Il y a un cas particulier c’est le financement des études. Beaucoup de jeunes financent leurs études avec un prêt parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement. Toutefois, cela signifie souvent une double peine pour eux au moment du remboursement. Lors de leur entrée dans la vie active, ils vont très souvent se retrouver avec un crédit à rembourser et un loyer à payer. Cette situation est dramatique pour certains.

En dehors de cette situation, la pression que représente la nécessité de rembourser un crédit nous incite à trouver des solutions. Bien évidemment, ce n’est pas suffisant pour réussir mais cela y participe.

Malheureusement, la bonne dette est relativement rare. En effet, il est plus facile de trouver de la mauvaise dette que de la bonne.

La mauvaise dette

Vous pouvez créer facilement ce type de dette. Il suffit d’acheter à crédit une voiture neuve de loisirs. Vous pouvez aussi en créer grâce à un bout de plastique comme une carte de crédit. Le mieux reste le crédit revolving qui permet de générer de la mauvaise dette en quasi permanence.

Bien sûr, il existe d’autres scénarios comme par exemple emprunter de l’argent pour s’offrir des vacances de rêve.

Certes, il faut bien vivre et se faire plaisir de temps en temps. Mais l’un n’empêche pas l’autres. Tout est une question d’équilibre.

Plus vous aurez ce type de dettes et moins vous serez libre financièrement. Il y a déjà suffisamment de contraintes dans la vie, pour éviter de s’en rajouter artificiellement.

Une cause d’endettement est liée à l’achat d’un bien dispendieux, coûteux en entretien et qui ne rapporte généralement rien : une voiture neuve. Achetez plutôt une voiture d’occasion récente de moins de 3 ans. La décote initiale a déjà été appliquée et normalement les défauts éventuels ont été corrigés.

Emprunts non indispensables

Soyez conscients que les banques et les établissements financiers investissent tous les ans des millions dans la publicité afin de nous inciter à emprunter chez elles.

Ce n’est pas ce petit blog qui va faire basculer la situation. Quoique … 😉

Lisez aussi Toujours plus n’est pas toujours mieux.

 

Ces établissements bancaires embauchent des personnes talentueuses, et bien payées, pour trouver des formules qui nous incitent à prendre un crédit. Ce crédit sert à acheter le dernier smartphone, ou un beau tapis, ou pour changer de cuisine, etc.

Il y a bien des années, un groupe bancaire diffusait à ses commerciaux une vidéo pour leur apprendre à vendre des produits financiers. Dans cette vidéo, on voyait une veuve récente qui venait solliciter un crédit afin de faire face aux charges liées au décès de son époux.

Le banquier demandait à la veuve la somme dont elle avait besoin et ce qu’elle pouvait rembourser mensuellement, par exemple 500 € / mois. Dans ce cas, le banquier proposait un crédit à rembourser de 400 € / mois (en allongeant la durée du crédit), et d’investir dans un de leurs produits financiers pour 100 € / mois.

Notre pire ennemi

Dans ce genre de situation, notre pire ennemi reste nous-même.

Nous devons lutter contre la tentation de faire des achats qui ne sont que des dépenses et non des investissements.

Toujours plus n’est pas toujours mieux

Vous trouverez toujours plus, toujours mieux, toujours plus cher. “C’est comme ça depuis que le monde tourne, Y a rien à faire pour y changer“, chantait Jacques BREL.

En fait, non. Contrairement à ce que chantait Jacques BREL, il est possible de changer notre vision du monde. Commencez avec cet article 😉

Lisez aussi les conseils pour les jeunes actifs et leur avenir.

 

Cependant, force est de constater que certains comportements sont tenaces et répandus. Pourtant, ils sont nuisibles à votre santé financière.

Toujours plus

Prenons un exemple simple. Supposons que vous gagnez 1 500 euros nets par mois. Vous n’aurez probablement pas envie de vous acheter une montre neuve. La vieille montre que vous gardez à votre poignet est suffisante. Et, si d’aventures vous n’avez pas de montre, vous vous en passez. En effet, il est très facile d’obtenir l’heure maintenant, surtout dans les villes.

Admettons. Toutefois, si vous êtes jeune, votre salaire va augmenter un jour ou l’autre. Certains jeunes s’en sortent même très bien et ils peuvent gagner très bien leur vie.

Puis, un jour vous vous levez le matin et vous réalisez que vous gagnez 3 000 euros nets par mois, ou bien 7 000 euros (il y a aussi de jeunes dentistes…). Du coup, acheter une montre connectée neuve à 170 euros ne vous paraît pas si dispendieux.

Maintenant, imaginez que votre talent est enfin reconnu. Surtout, il est récompensé à sa juste valeur. Ce qui soit dit en passant, aurait toujours dû être. Bref, vous voilà avec 30 000 euros par mois ! Alors là, ça devient carrément génial ! À tel point qu’on se fiche de savoir si c’est en net ou en brut.

Donc, si vous gagnez 30 000 euros tous les mois, vous trouverez complètement normal d’acheter une montre à 5 000 euros. Ce qui est évidemment une somme énorme !

Bon maintenant, on se réveille 😉

Cette allégorie sert à expliquer plusieurs petites choses. Tout d’abord le prix des biens est relatif. En effet, tout comme moi, vous n’irez jamais dormir dans une chambre à 10 000 euros la nuit.

Toujours plus
Toujours plus

Nous pensons cela parce que nos revenus ne nous le permettent absolument pas. C’est totalement inimaginable pour nous. Toutefois, si demain vous gagnez plusieurs dizaines de millions d’euros, vous changerez peut-être d’avis.

Pour un avenir bien présent

Avec un titre comme celui-ci, il est difficile de résister à l’envie de citer Pierre Dac : “Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir”.

L’enseignement le plus intéressant n’est pas la relativité du prix des biens. Ce qui est important est de savoir pendant combien de temps vous continuerez à gagner ces sommes.

Mieux encore. Le plus important est de s’assurer que les flux financiers qui rentrent sont bien supérieurs aux flux financiers qui sortent de votre poche.

Autrement dit, vous devez veiller à dépenser moins que vos gains, en prenant garde aux dépenses qui engendrent d’autres dépenses.

Par exemple, l’achat d’une somptueuse maison risque de vous coûter beaucoup plus cher à entretenir qu’une maison moins “tape-à-l’œil”. C’est vrai aussi pour une voiture.

Par ailleurs, vous devez disposer du nécessaire en cas de grosses dépenses imprévues. Plus on a d’argent et plus les imprévus coûtent chers.

Accessoirement, pensez aux impôts : si, si, ils aiment bien qu’on pense à eux régulièrement. Plus on a d’argent et plus les impôts sont élevés : les histoires de particuliers riches qui ne paient pas ou peu d’impôts sont à prendre avec énormément de pincettes…

Si vous gagnez déjà bien votre vie, essayez de ne pas commettre les mêmes bévues que d’autres. Notamment, constituez-vous maintenant un patrimoine qui rapporte sans risque.

Prenez aussi toutes les dispositions nécessaires pour le transmettre intact à vos enfants. Notamment, consultez un notaire.

Au fait, si vous avez besoin d’une montre, achetez-vous une Casio ou une Swatch. Elles sont moins chères… 🙂