Mettre en oeuvre un projet SharePoint

Cet article vous donne le détail de la procédure pour mettre en oeuvre un projet SharePoint. Il présente donc une démarche d’installation de SharePoint. Il s’agit d’une procédure qui cherche à couvrir tous les aspects. Aussi, il est possible que certains aspects ne concernent pas votre projet.

Bien évidemment, il n’existe aucune recette magique pour implémenter avec succès. Par contre, c’est très facile de “passer” à coté de choix structurants quand vous ne connaissez pas le sujet. Le coût pour “revenir en arrière” peut être élevée. Autant, faire au mieux dès le départ.

Par ailleurs, l’article suivant intitulé Mettre en oeuvre SharePoint : Tâches vous donne plus de détails sur les tâches à accomplir.

Notez qu’il existe d’autres approches. En particulier, il existe aussi la possibilité de transposer intelligemment les documents stockés sous Windows dans SharePoint. Il s’agit d’une technique qui est présentée dans un autre article.

Dans l’immédiat, cette démarche pour un projet SharePoint s’appuie sur les étapes suivantes :

  • Définition du périmètre du projet
  • Analyser les besoins métiers
  • Étudier l’impact organisationnel
  • Définir l’architecture technique
  • Étudier la sécurité
  • Installer l’environnement SharePoint de développement
  • Prototyper sur le site de développement
  • Installer l’environnement SharePoint de production
  • Suivre la ferme SharePoint
  • Former et accompagner

Ces étapes peuvent se chevaucher.

Projet SharePoint
Page d’accueil de SharePoint

Définition du périmètre du projet SharePoint

L’objectif est de recueillir les besoins, auditer l’existant, définir le périmètre, les objectifs de la mission et son planning du projet SharePoint. Cette étape permet aussi de chiffrer les gains attendus et de calculer le retour sur investissement d’un projet SharePoint.

A priori, il semble difficile d’évaluer le retour sur investissement (ROI) d’un projet collaboratif car les gains espérés portent généralement sur l’augmentation de l’efficacité des utilisateurs. Ce qui paraît compliqué à mesurer.

Pourtant, il existe des métriques factuelles. Ainsi, la mise en place du portail collaboratif peut conduire à la diminution du nombre de documents à manipuler,  la diminution du volume de stockage ou la diminution du temps à chercher un document.

À titre d’exemple, la diminution du volume de stockage peut atteindre 30 % des documents existants, sans perte d’informations. La diminution du temps de recherche d’un document peut passer de 30 minutes en moyenne à moins de 3 minutes. Il s’agit d’une mesure réelle faite chez un client.

Vous pouvez être encore plus précis, à travers une application métier. Un flux de travail dans SharePoint peut vous faire économiser 20 à 30% du temps nécessaire au traitement d’un dossier.

Analyser les besoins métiers

L’objectif est d’identifier les outils fonctionnels à mettre en œuvre dans le cadre du projet SharePoint.

Il est important de garder en tête que SharePoint n’est pas une solution. C’est une suite de choix à mettre en oeuvre. De la même façon que Word ne rédige pas les documents pour vous, SharePoint ne fera rien sans vous.

Cette étape nécessite de connaître le périmètre défini dans l’étape précédente, l’existant et les possibilités natives de SharePoint.

Le choix des outils à une conséquence directe sur le coût total du projet.

Prenez un besoin utilisateur, comme vouloir gérer un stock de biens.

Cela peut se traduire par une liste personnalisée avec les métadonnées ad’hoc (2 jours), ou bien par la création d’un formulaire InfoPath et d’un flux de travail SharePoint Designer (<10 jours), ou d’un développement spécifique (15-20 jours, voire plus ?).

Par ailleurs, la taxonomie est une tâche incontournable dans un projet GED.

Dans un projet SharePoint, la taxonomie consiste à chercher les propriétés d’un document, ou plus précisément ses métadonnées. Ces métadonnées servent à ranger les documents à leur place. Elles servent aussi à les retrouver plus rapidement.

Si les métadonnées sont mal analysées les utilisateurs risquent de se détourner de SharePoint car ils ne verront pas son intérêt par rapport à Windows. Et ils auront raison.

Un projet SharePoint qui n’intéresse pas les utilisateurs souffre généralement d’un manque d’analyse des métadonnées. Il s’agit de sites SharePoint qui sont comme des “windows-like”.

La taxonomie représente environ 20% du coût du projet.

Étudier l’impact organisationnel

L’objectif est d’identifier les impacts sur l’organisation, liés à la mise en place du projet SharePoint et de repenser cette organisation.

SharePoint introduit de nouvelles façons de penser les documents à travers l’Organisateur de contenu, les ensembles de documents ou les stratégies de gestion des informations.

Il faut tirer profit de ces nouveaux paradigmes bureautiques pour simplifier les tâches de l’utilisateur. Concrètement, un utilisateur peut alimenter la bonne bibliothèque au bon endroit d’un site SharePoint en connaissant uniquement l’existence de la Bibliothèque de remise, sans rentrer dans les détails du site.

L’alimentation peut aussi se faire par l’envoi d’un email avec le document en pièce jointe à SharePoint.

Quel que soit la solution retenue, elle devra toujours obéir à la règle du “pas de duplication de contenu”.

L’autre besoin concerne l’accès aux documents. Avec un site SharePoint qui utilise les métadonnées, un utilisateur peut trouver un document sans être obligé de parcourir tous les sites, grâce au panneau d’affinement du centre de recherche.

L’objectif est que chaque utilisateur trouve son document en moins de 3 clics !

Définir l’architecture technique

L’objectif de l’architecture technique est de dimensionner l’architecture pour 10 ou 10000 utilisateurs.

Il s’agit d’une étape technique où des hypothèses sont faites sur l’utilisation future de SharePoint.

L’intérêt de SharePoint est aussi son évolutivité, qui été encore améliorée dans SharePoint 2016. Concrètement, l’architecture peut évoluer d’un serveur unique à une ferme de 30 serveurs sans perdre le travail déjà réalisé.

Cette étape permet aussi de poser les bonnes questions comme par exemple, sur les accès anonymes (autorisés ou non), qui accédera à SharePoint (utilisateurs de l’Active Directory ou pas).

L’étape de définition de l’architecture technique permet aussi d’identifier les sources de contenu externes auxquels SharePoint devra accéder, soit pour les indexer, soit pour les lire ou les mettre à jour. Dans tous les cas, les méthodes d’accès sécurisées sont à définir.

Étudier la sécurité

L’objectif est de garantir au maximum la sécurité des données de SharePoint.

Les utilisateurs confient leurs précieuses données à SharePoint. Il faut donc s’assurer qu’elles restent disponibles. De plus le coffre-fort de données que contient SharePoint devient appétissant pour de nombreux prédateurs.

Les solutions à étudier couvrent donc les autorisations des utilisateurs et des applications,  la sauvegarde et la redondance des données, le chiffrement des données et des échanges, la lutte contre les malwares et les tentatives de pénétration.

Dès la phase de conception, il est nécessaire d’intégrer les besoins de sécurité, car ils ont un impact certain sur le “design” global des sites SharePoint. Il s’agit d’un outil collaboratif mais cela ne signifie pas que tout le monde peut accéder à toutes les informations sans discernement.

Installer l’environnement SharePoint de développement

L’objectif est de disposer d’un environnement de type “bac à sable” pour les tests, formation et développement. Pour des raisons de sécurité, cet environnement doit être totalement déconnecté de l’environnement de production.

N’acceptez jamais de travailler directement sur l’environnement de production. De même, n’acceptez pas non plus que l’environnement de développement devienne le futur environnement de production. Dans ce cas, vous allez récupérer toutes les scories liées au développement.

Cette étape est très opérationnelle. Il s’agit de créer et paramétrer l’environnement. C’est l’occasion de s’habituer à automatiser les tâches à accomplir avec PowerShell.

Prenez aussi l’habitude de mettre en place des outils pour vous faire des remontées automatiques en cas de changement de la configuration : droits, services, etc. Au début, certains font des manipulations hasardeuses sans le savoir.

Prototyper sur le site de développement

L’objectif est de réaliser un prototype opérationnel avec SharePoint afin de montrer à quoi va ressembler le futur site et à quoi il va servir. C’est aussi l’occasion de tester toutes les hypothèses précédentes.

Cette étape est très opérationnelle. Il s’agit de créer ou paramétrer tous les objets identifiés précédemment.

Le livrable est un ensemble de sites SharePoint.

Vos interlocuteurs ont tendance à préférer voir des petites parties opérationnelles rapidement plutôt  que d’attendre longtemps pour voir un résultat “parfait”.

Une mise en œuvre progressive permet également d’introduire des corrections mineures de trajectoire au fur et à mesure, ce qui conduit finalement à un meilleur résultat.

Dans cette étape, il est malin de chercher à automatiser le plus possible. En effet, le processus de création est itératif car les utilisateurs modifient leurs perspectives au fur et à mesure de l’avancement du prototype.

C’est aussi un entraînement utile lors du futur passage en production.

Installer l’environnement SharePoint de production

L’objectif est de disposer d’un environnement réel de production pour SharePoint.

Cette étape est très opérationnelle. Il s’agit de créer et paramétrer l’environnement.

L’utilisation de scripts PowerShell pour automatiser le plus possible l’installation est indispensable. Certaines tâches, comme la configuration des serveurs de cache, ne peuvent se faire qu’avec PowerShell.

Le passage de l’environnement de développement en production mérite une attention particulière. En particulier, chaque nouveau cycle de mise à jour ne doit pas être destructif en production. C’est évident mais cela va mieux en le disant.

Le suivi de votre ferme SharePoint est indispensable pour son contrôle et sa sécurité.

Suivre la ferme SharePoint

L’objectif est de s’assurer de la pertinence de la solution mise en œuvre et de surveiller la ferme SharePoint afin de contrôler sa sécurité.

Dans cette étape, il s’agit d’activer avec discernement les très nombreux journaux et rapports liés à SharePoint.

La lecture manuelle de tous les journaux est impossible. Il faut disposer d’outils maisons ou d’éditeurs, afin d’avoir une remontée pertinente et automatique sur des activités anormales de la ferme.

Outre les aspects sécurité, le suivi de la fréquentation des sites, ainsi que les requêtes de recherche des utilisateurs permet de s’assurer de la pertinence des informations contenues dans SharePoint.

Il n’est pas rare qu’un utilisateur recréé une information déjà existante parce qu’il ne sait pas utiliser correctement SharePoint. Les besoins de formation peuvent être aussi détectés par l’analyse des requêtes de recherches.

Former et accompagner

L’objectif est de sensibiliser la Direction Générale à l’arrivée de SharePoint et de former les utilisateurs à l’utilisation de ce nouvel outil.

Pour la Direction Générale, il est suffisant de procéder à quelques démonstrations bien introduites. Ces démonstrations doivent plus mettre en valeur les avantages de SharePoint que ses fonctionnalités.

Outre les formations présentielles, il faut penser à mettre à disposition des utilisateurs des mémos, fiches pratiques et modes d’emploi afin de prévenir les questions qu’ils vont se poser.

Google AdWords : Comprendre

Google AdWords est le système de Google qui permet de créer des annonces publicitaires. Ces annonces publicitaires apparaissent par exemple en haut du site Google, après avoir fait une recherche Google.

Annonces publicitaires Google AdWords

Les annonces publicitaires créées avec Google AdWords apparaissent plus ou moins distinctement des résultats de la recherche Google.

En effet, elles apparaissent tout en haut du résultat de recherche. Vous verrez le mot Annonce qui apparaît actuellement dans un encadré.

Google AdWords
Google AdWords

Comme toute forme de publicité, l’intérêt des annonces Google AdWords est de faire connaître son produit. D’autant que les publicités Google AdWords sont aussi diffusées par le réseau des partenaires grâce à un autre système nommée Google AdSense.

S’inscrire à Google AdWords

L’inscription à Google AdWords est gratuite. Parfois Google offre un crédit publicitaire, par exemple 75 €, pour débuter. Car, bien évidemment, faire de la publicité sur un site comme Google coûte de l’argent.

Les responsables de Google ont mis en place un système original concernant le coût des publicités. Leurs objectifs est de faire en sorte que chacun puisse s’offrir de la publicité sur Google. La méthode pour créer une publicité Google AdWords est simple.

Elle se fait en 3 temps. Vous :

  • Choisissez votre budget,
  • Créez des annonces,
  • Sélectionnez des mots clés qui font faire correspondre vos annonces à des clients potentiels

C’est vous qui fixez votre budget.

Le CPC détermine le coût par clic

Vous fixez votre dépense quotidienne (par exemple 1 € / jour), la somme maximale à ne pas dépasser (par exemple 20 €) et ensuite, le plus important, le coût par clic (par exemple 10 centimes) ou CPC.

Le coût par clic détermine le coût réel de votre annonce. Car, à chaque fois qu’un internaute clique sur votre annonce, Google déduit le coût par clic, soit 10 centimes dans notre exemple.

Toutefois n’oubliez pas que vous pouvez être en concurrence avec d’autres annonceurs sur les mêmes mots-clefs. Votre intérêt peut être d’avoir un CPC plus élevé que vos concurrents.

En effet, si vous choisissez un CPC élevé, votre annonce aura une meilleure visibilité. Vous devez donc trouver un équilibre entre le coût du CPC et ce qu’il vous rapporte.

Bien évidemment, ce système est tout bénéfice pour Google. Que voulez-vous…

Google AdSense : Comprendre

Google AdSense est le système d’affichage des annonces ou publicités créées à l’aide de Google AdWords. Grâce à Google AdSense, les propriétaires de sites web peuvent générer ainsi des revenus supplémentaires qui sont parfois importants. Tout est une question de CPC ou Coût Par Clic.

Google AdSense et le CPC (Coût Par Clic)
Google AdSense

Google AdSense grâce à Google AdWords

En effet, les annonces de Google AdWords sont diffusées aussi bien sur le site Google que sur les sites web dont le webmaster a accepté de le faire.

Si vous êtes webmaster, vous êtes rémunérés si vous diffusez des annonces Google AdWords sur lesquels vos internautes cliquent. Plus vos internautes cliquent sur les publicités Google de votre site, plus vous gagnez de l’argent cash.

Le montant gagné varie en fonction de la valeur de l’annonce. La valeur de l’annonce dépend du CPC (Coût Par Clic).

Ce que vous devez savoir sur le CPC (Coût Par Clic)

Dans Google AdWords, l’annonceur fixe librement la valeur de ce qu’on appelle le CPC (Coût Par Clic) sur un mot clé. Autrement dit, il fixe la valeur qu’il devra payer à chaque fois qu’un internaute clique sur un de ses mots clés.

L’annonceur peut aussi fixer un montant maximum à dépenser.

Bien évidemment, plusieurs annonceurs peuvent entrer en concurrence pour un même mot clé. Du coup, c’est l’annonceur qui aura mis la valeur la plus importante qui verra ses annonces s’afficher en premier.

C’est le système d’enchères de Google AdWords sur le CPC.

Donc, plus le CPC est élevé, plus l’annonce coûte cher à l’annonceur mais plus elle a des chances d’être vue par les internautes. La valeur de l’annonce est donc directement proportionnelle au CPC.

On estime que Google reverserait 50% du prix fixé du clic dans AdWords. Autrement dit, si l’annonceur a fixé à 10 € le CPC, à chaque clic d’un internaute sur une annonce Google AdWords sur votre site web, cela vous rapporterait 5 euros environ.

Les publicités Google AdSense s’adaptent automatiquement au contenu de votre site. Toutefois, vous pouvez rajouter des mots supplémentaires pour orienter le choix des publicités qui s’afficheront sur votre site.

Vous avez aussi la possibilité d’être rémunéré sur les recherches Google qui sont faites à partir de votre site. Dans ce cas, Google vous fournit un script qui intègre sa page de recherche dans votre site.

Combinaison gagnante

Certains webmasters combinent astucieusement Google AdSense et Google AdWords

Pour démultiplier leurs revenus, des webmasters combinent Google AdSense avec Google AdWords.

Supposez que votre site concerne les voitures hybrides. Vous pouvez :

  • Créer votre site sur ce sujet,
  • Vous inscrire à Google AdSense puis vous incorporez les scripts fournis dans vos pages HTML,
  • Vous inscrire à Google AdWords puis vous achetez les mots clefs associés au terme “voiture hybride” pour créer vos annonces.

Grâce à ce mécanisme, cela vous génère du trafic sur votre site et donc des clics sur vos publicités comme par exemple pour les constructeurs de voitures hybrides.

Attention toutefois ! Malgré la simplicité du mécanisme, méfiez-vous pour deux raisons.

Gare aux mauvaises surprises

Certains sites web utilisent à outrance ce procédé. Du coup, ils vendent des modèle de sites “prêts à l’emploi” (sur l’assurance, les crédits, etc…) avec du contenu identique.

Evidemment, cela ne présente aucun intérêt d’avoir du contenu dupliqué car le moteur de recherche Google le détecte. Il peut décider de ne pas indexer vos pages dans ce cas.

Par ailleurs, Google applique des règles très strictes et parfois complexes pour utiliser Google AdSense.

Concrètement, vous pouvez vous voir retirer votre agrément Google AdSense si vous ne respectez pas ces règles. Dans ce cas, vous ne pourrez plus utiliser la régie publicitaire, ni même toucher l’argent des clics.

Cela est d’autant plus dur que Google, pour des raisons de confidentialité liées à leur activité, ne donne pas les raisons précises de ce désaveu.

Dans ces conditions il devient difficile, voire carrément impossible de se défendre.

Autorisations Project Server

Les autorisations Project Server est un sujet complexe. car il existe deux types d’autorisations qui se superposent. Dans Project Server, une autorisation est la possibilité d’effectuer une action spécifique au sein de Project Server.

Le calcul des autorisations est instantané. Il n’est pas nécessaire de fermer la session. Il suffit de rafraîchir la page de l’utilisateur pour qu’il voit l’application des nouvelles autorisations.

Types d’autorisations Project Server

Il existe 2 types d’autorisations dans Project Server.

  • Les autorisations globales
  • Les autorisations par catégorie
Autorisations Project Server
Gérer les groupes Project Server

Autorisations Project Server globales

Les autorisations Project Server globales accordent ou refusent aux utilisateurs et aux groupes la possibilité d’effectuer des actions sur tous les objets de Project Web Access (PWA).

Par ailleurs, il s’agit d’autorisations indépendantes des projets ou des ressources.

De plus, toutes les autorisations globales peuvent être attribuées aux utilisateurs ou à des groupes d’utilisateurs. Il est plus facile de les gérer lorsqu’elles sont attribuées à des groupes plutôt qu’à des utilisateurs individuels.

Notamment, dans le menu Project Web Access Permissions vous avez la liste des autorisations globales autorisées pour tout Project Server. Si vous décochez une autorisation de la colonne Enable (Permettre), vous refusez cette autorisation à tous les utilisateurs de la ferme Project Server, y compris l’administrateur Project Server.

Groupes

Les autorisations Project Server peuvent être accordées à un utilisateur ou à un groupe auquel appartient l’utilisateur. Un utilisateur peut appartenir à plusieurs groupes.

PWA propose des groupes par défaut. Toutefois, vous pouvez modifier les autorisations des groupes par défaut en fonction de vos besoins. Vous pouvez aussi créer autant de groupes que nécessaire.

La population d’un groupe Project Server peut se faire en sélectionnant les utilisateurs ou en synchronisant les membres du groupe à un groupe de l’annuaire Active Directory. La mise à jour du groupe Active Directory sera appliquée automatiquement au groupe correspondant dans Project Server.

Autorisations Project Server par catégorie

Les autorisations Project Server par catégorie accordent ou refusent aux utilisateurs et aux groupes la possibilité d’effectuer des actions sur des projets, des ressources et des affichages spécifiques.

Une catégorie est un ensemble de projets, ressources et affichages.

Ce type d’autorisation introduit une gestion dynamique des autorisations, car l’autorisation accordée ou refusée s’appliquera à l’utilisateur en fonction de son rôle à l’intérieur du projet.

Vous pouvez assigner des autorisations Project Server différentes à des utilisateurs différentes, sur n’importe quel projet, grâce aux catégories.

PWA propose des catégories par défaut. Toutefois, vous pouvez créer autant de catégories que nécessaire.

Vous pouvez sélectionner les catégories qui seront accessibles à vos utilisateurs.

Il est préférable de faire l’association avec des groupes d’utilisateurs plutôt que des individus pour pouvoir les gérer plus facilement. L’association par défaut entre groupes et catégories est présentée dans le tableau de la page Default categories in Project Server.

A l’intérieur d’une même catégorie, deux groupes peuvent avoir des autorisations différentes.

Les autorisations Project Server accordées à un groupe, à l’intérieur d’une catégorie, peuvent se manipuler à partir de la catégorie ou à partir du groupe. Toutefois, il est plus pratique de manipuler les autorisations par catégorie à partir de la page catégorie.

Projets concernés

Vous avez deux possibilités pour définir sur quels projets les autorisations par catégorie s’appliquent:

  • soit tous les projets
  • soit des projets précis

Les autorisations Project Server par catégorie ne s’appliquent au projet que s’il répond à des critères supplémentaires.

Par exemple, si vous êtes membre d’un projet, vous aurez les droits en question. En revanche, si vous n’êtes pas membre du projet, vous n’aurez aucun droit sur le projet, même si l’autorisation de la catégorie vous donne des droits.

Ressources concernées

C’est à peu près identique aux projets. Vous avez deux possibilités pour définir sur quelles ressources les autorisations par catégorie s’appliquent:

  • soit toutes les ressources
  • soit des personnes précises

Les autorisations Project Server par catégorie ne s’appliquent à la ressource que si elle répond à des critères supplémentaires: Est-ce que la ressource est membre d’un projet de l’utilisateur ? Est-ce que la ressource est un descendant de l’utilisateur via Resource Breakdown Structure (RBS) ? etc.

Par ailleurs, le RBS est une structure de sécurité hiérarchique qui est généralement basée sur la structure de l’organisation. Vous devez utiliser le RBS pour attribuer dynamiquement des autorisations.

Modèles de sécurité des autorisations Project Server

Les modèles de sécurité des autorisations Project Server définissent les autorisations par défaut.

Notamment, il existe un modèle de sécurité pour chaque groupe de sécurité par défaut de Project Server.

Par ailleurs, vous pouvez utiliser un modèle de sécurité pour appliquer les droits correspondants à un groupe que vous avez créé.

Vous pouvez créer autant de nouveaux modèles de sécurité que vous en avez besoin. En revanche, vous ne devez pas modifier les modèles de sécurité par défaut. Vous pourrez ainsi retrouver les paramètres de ces modèles.

Règles de fonctionnement des autorisations

Si vous désactivez une autorisation Project Server au niveau de PWA, aucun utilisateur ne pourra bénéficier de l’autorisation.

De plus, les autorisations sont cumulatives. Project Server calcule les autorisations d’un utilisateur en cumulant les autorisations accordées dans tous les groupes et catégories auxquels appartient l’utilisateur.

Enfin, un droit refusé “l’emporte” toujours sur des droits accordés.

Outil de migration utilisateur USMT

Avec Windows XP, est apparu un outil précieux et attendu depuis très longtemps l’outil de migration utilisateur USMT (User State Migration Tool). Vous le trouvez aussi dans les nouvelles versions de Windows, jusqu’à Windows 10.

Vous pouvez le télécharger gratuitement avec le Windows ADK.

Dilemme de la migration

Pour comprendre le fonctionnement de l’outil de migration utilisateur USMT et son intérêt, prenez comme exemple Windows XP.

Lors de l’installation de Windows XP, deux possibilités s’offraient à vous.

Vous pouvez faire une mise à jour de votre système d’exploitation Windows 98. Dans ce cas, vous gardez vos paramètres personnalisés comme le dictionnaire Word. Vous risquez aussi de récupérer des dysfonctionnements précédents.

Une autre solution consiste à faire une nouvelle installation. Dans ce cas, vous pouvez aussi formater votre disque. Sauf que vous perdez vos paramètres personnalisés.

Toutefois, vous pouvez faire une nouvelle installation et garder les paramètres et les données de l’ancienne installation avec USMT. Car l’outil de migration utilisateur USMT migre les données utilisateur entre une ancienne et une nouvelle installation de Windows.

Outil de migration utilisateur USMT
(image : Svilen Milev)

Les apports de l’outil de migration utilisateur USMT

Avec l’outil de migration utilisateur USMT vous combinez les avantages des deux méthodes.

En effet, USMT aide à transférer les fichiers et les paramètres des utilisateurs d’un ordinateur qui exécute Windows 95 ou ultérieur, vers un ordinateur exécutant Windows XP.

Concrètement, vous pouvez récupérer des fichiers, des raccourcis, l’historique, les emails, le carnet d’adresses, etc. de la version précédente de Windows.

L’outil de migration utilisateur USMT permet de contrôler les fichiers et les paramètres à migrer à l’aide de fichiers de règles de migration au format .xml. Il contrôle aussi la collecte et la restauration des fichiers utilisateur et des paramètres grâce aux programmes ScanState et LoadState.

Il peut aussi procéder à des migrations hors connexion avec ScanState et Microsoft Windows PE.

Analyse et récupération avec ScanState

Prenons l’exemple d’un ordinateur sur lequel Windows 98 s’exécute. Le point de départ est le cd-rom d’installation de Windows XP, car dans le dossier Valueadd\msft\usmt se trouve l’exécutable ScanState.exe.

Dans Windows 10, vous devez télécharger Windows ADK pour récupérer ScanState et LoadState.

ScanState recueille les paramètres et données de l’utilisateur. Ensuite, il enregistre les données dans ce qu’on appelle le magasin de migration. Le magasin de migration est fichier physique.

Une fois la nouvelle installation de Windows XP terminée, vous lancez l’Assistant Transfert de fichiers et de paramètres [dans Démarrer / Tous les programmes / Accessoires / Outils système] qui vous guide pour récupérer les paramètres sauvegardés dans le fichier créé par ScanState .exe.

Une fois l’opération terminée, vous avez récupéré la personnalisation de Windows 98.

Application des personnalisations sauvegardées

Si vous le souhaitez, cette procédure peut être automatisée avec la commande LoadState.EXE qui est aussi dans le dossier Valueadd\msft\usmt ou dans Windows ADK.

Sur le poste Windows XP : LoadState /I migsys.inf /I miguser.inf //nomserveur/nompartage

Cette commande permet d’appliquer les paramètres Windows sauvegardés précédemment.