Virtualisation de SharePoint

Dorénavant, vous pouvez utiliser la virtualisation de SharePoint sur du matériel de production. La virtualisation de SharePoint se fait à l’aide d’environnements comme Windows Server Hyper-V, Azure ou ESX de VMWare.

Virtualisation de SharePoint
Virtualisation de SharePoint

Principaux bénéfices de la virtualisation de SharePoint : 70 à 80% de la CPU peut être inutilisé sur un serveur physique. La virtualisation permet une utilisation plus importante des ressources, une réduction de la consommation électrique, des coûts de refroidissement, et de l’espace physique au sol utilisé.

La virtualisation de SharePoint permet aussi le déploiement aisé de nouveaux serveurs et facilite la reprise d’activité (plan de reprise d’activité).

Chaque rôle SharePoint a un impact différent sur les performances du serveur. Certains ont plus d’exigences en termes de E/S disques, ce qui peut affecter les performances de virtualisation. De même, il est important de revoir les exigences de chaque rôle pour la mémoire et le processeur pour déterminer si la virtualisation est la bonne stratégie pour le déploiement d’un serveur individuel.

Il est important de noter que tous les rôles SharePoint ne sont pas systèmatiquement de parfaits candidats pour la virtualisation.

Les rôles SharePoint fortement virtualisables

Le rôle frontal Web est celui qui le plus couramment virtualisé dans une ferme SharePoint. En effet, grâce aux besoins réduits en mémoire, ainsi que des exigences plus faibles en matière de disques (E/S), ce rôle se prête bien à la virtualisation de SharePoint.

Les composants de recherche (« Query ») se prêtent bien aussi à la virtualisation. Pour plus d’efficacité, chaque serveur de requête doit avoir une copie de l’index stocké sur un lecteur local. Selon la taille de l’index, il peut être même nécessaire que son stockage soit fait sur un disque physique et non virtuel (VHDX).

Les rôles SharePoint moins souvent virtualisés

Les composants d’indexation de SharePoint (« Crawl ») utilisent intensivement la mémoire, ce qui en fait un candidat moins propice pour la virtualisation.

Dans ce cas, la virtualisation de SharePoint peut être moins pertinente.

Comme pour le composant de recherche, le rôle d’index nécessite d’avoir suffisamment d’espace disque pour stocker l’index.

En fonction de la taille des documents en cours d’indexation, cela peut représenter un volume de données important. Pour cette raison, il est souvent préférable d’attacher directement un volume physique connecté au serveur hôte, plutôt que dans un fichier du disque virtuel VHD.

Bien que cela soit moins fréquent, les rôles applicatifs comme Excel Services, InfoPath Forms Services ou encore Project Server peuvent être virtualisés, lorqu’ils sont installés sur des serveurs indépendants.

La virtualisation de SharePoint pour le rôle de base de données

Dorénavant, Microsoft supporte la virtualisation de SharePoint pour le rôle de base de données SQL.

Toutefois, dans un environnement de production, le rôle de base de données de SharePoint ne se prête pas toujours à la virtualisation. La raison principale tient au fait qu’il nécessite une quantité élevée d’E/S disque, de mémoire et de processeur.

Dans ces conditions, l’utilisation d’une couche supplémentaire (le logiciel de virtualisation) entraîne une baisse des performances. Celle-ci concerne notamment les E/S disque ou l’utilisation de la mémoire. Elle peut même concerner le processeur à cause de la sur-utilisation induite.

C’est aussi une question de moyens car l’utilisation d’un storage area network (SAN) avec un débit de 5000 E/S, voire 250 000 E/S (!), permet d’arriver à ce résultat.

D’autres clients ont fait machine arrière. Après avoir tout virtualisé, ils ont constaté une dégradation importante des temps de réponses. Ils ont re-basculé en machines physiques où ils ont retrouvé des temps de réponses normaux.

Toutefois, dans un cas, le passage de la virtualisation au physique a été catastrophique. En virtuel, le temps de réponse était quasi-immédiat alors qu’en physique, il frôlait la minute ! Le problème venait d’un cas bien documenté de Windows : le TCP Chimney.

Pour savoir s’il est possible de virtualiser les serveurs SQL Server, il est préférable de récupérer les métriques de performances. Un outil tel que System Center Operations Manager peut être un moyen utile pour déterminer les exigences en termes d’E/S disque.

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